La journée fut entièrement consacrée à une ville plus que millénaire, marquée du sceau des appartenances politiques successives, depuis l’époque de Charlemagne jusqu’à nos jours. Premier arrêt : quartier gare (rive droite). Se met en place depuis quelques années un plan de redynamisation du quartier où activités et population sont restées longtemps anecdotiques. Ce plan, « Cœur de ville », a pour ambition d’attirer les uns et les autres, dans un cadre qui tient compte de nouveaux impératifs d’urbanisme (mobilités douces, environnement). À terme ce sont 8 300 nouveaux Thionvillois qui sont attendus. Des réalisations sont déjà effectuées comme de nouveaux accès (ponts et passerelle) depuis la « vieille ville » (Ponts R. Schuman, de Gasperi, J. Kennedy, passerelle de l’Europe/J.Stübben). Des logements sont sortis de terre. Un grand parking a émergé ; trois autres sont attendus. Des maisons individuelles sont prévues. Le projet vise à favoriser le déplacement des transfrontaliers, répondant ainsi aux problèmes de stationnement et d’engorgement des axes routiers. L’amélioration du cadre de vie fait partie également des impératifs du plan avec de nombreuses pistes cyclables. La végétalisation des espaces entre les ensembles immobiliers ne sera pas absente non plus. Ajoutons que les abords du pont des Alliés furent autrefois occupés par un ouvrage militaire dit « à cornes » (deux demi-bastions reliés par une courtine) de l’époque de Vauban. Aussi, des fouilles d’urgence sont actuellement en cours au pied de l’immeuble « L’Européen », à la recherche de traces archéologiques.
Nous nous rendîmes ensuite à l’office du tourisme où nous attendait Pierre, notre guide du matin. Point de départ du circuit de découverte de l’urbanisme allemand de l’époque de l’Annexion (1871-1918). Nous crûmes que le brouillard allait nous abandonner. Ce ne fut pas le cas et il nous accompagna tout au long de notre pérégrination matinale. Une belle fraîcheur automnale ! Pour commencer, petit retour sur l’histoire de l’Annexion : une ville qui étouffait jusque-là, à l’intérieur de fortifications multiséculaires, plus étendues que la ville elle-même ; une ville qui devient Diedenhofen en 1871 ; des remparts, vite jugés obsolètes par l’armée allemande, démolis en 1902 ; de nouveaux espaces conséquents à urbaniser pour donner l’image d’une ville moderne. Un appel à J.Stübben, connu pour son expérience en matière d’urbanisme (Cologne…). Et de nous rappeler les exigences à satisfaire, de l’armée (deux larges boulevards, aujourd’hui les avenues Clémenceau et Poincaré) pour les déplacements des troupes de la Moselle vers le fort de Guentrange ainsi que de la municipalité. J. Stübben conçut un plan enserrant la vieille-ville (volontairement conservée) en forme de demi-cercle, prenant appui sur la rive gauche de la Moselle. Ce plan est structuré par les deux grands boulevards (larges de 30 m) et trois axes semi-circulaires formant autant de rings reliant ces derniers. Les 46 îlots délimités devaient être affectés autant aux habitations qu’aux commerces et aux services publics (Poste, établissements scolaires, cultes, santé…). « L’esthétisme pittoresque » voulu par j. Stübben accorde une large place aux jardins publics nombreux, à commencer par le Rosengarten et le Kindergarten aménagés dans les deux seuls basions conservés (les actuels parcs Napoléon et Wilson). J. Stübben imposa des règles de construction (hauteur, alignement…) tout en laissant aux architectes la liberté de choix des styles architecturaux (néo-roman, néo-gothique, néo-renaissance, néo-classique, néo-régionaliste, Jugendstil). Notre guide insista sur le souci qu’avaient les nouveaux propriétaires de se démarquer de leurs voisins. Il s’arrêta devant quelques édifices caractéristiques, côté place de Luxembourg et quartier de la sous-préfecture. La pharmacie du Parc à l’angle des rues Albert Ier et de Gaulle, construite pour le notaire Oskar Stephany en 1904 est une construction néo-gothique de style flamboyant avec ses fenêtres en arc brisé, ses motifs trilobés, ses contreforts et autres pinacles. Une des premières constructions de ce quartier, en situation d’angle pour produire un effet sur les passants !
Nous eûmes l’occasion de voir deux beaux exemples de constructions néo-renaissance : l’ancienne Poste (angle de la rue St-Pierre et du boulevard Jeanne d’Arc) et l’ancien hôtel de voyageurs Schillerhoff à l’angle des rues du Général Castelnau et d’Angleterre, Ces édifices s’inspirent de modèles antiques avec leurs colonnes, arcades ou galeries et symétrie des façades. L’influence flamande se retrouve aussi à travers les pignons en escalier ou les petites tourelles recouvertes d’ardoises. L’ancienne salle de spectacles dite « Trianon-Palace » de l’hôtel Schillerhoff est toujours en activité. Nous retrouvâmes le style baroque à travers des villas situées sur la place de la République, à notre retour en centre-ville, et, l’après-midi, avec le lycée Charlemagne, construit en 1911.
Un bel exemple de style néo-régionaliste où l’architecte trouve son inspiration dans les formes traditionnelles tout en jouant sur les matériaux ou la polychromie (tourelles et pignons en faux bois), se trouve au 11 de la rue de Général Castelnau (aujourd’hui restaurant L’Orient).
Les particuliers fortunés optèrent pour un courant architectural plus moderne, le Jugendstil. Les lignes courbes et ondulées prennent une place primordiale ainsi que l’utilisation de la dissymétrie dans la composition comme la porte d’entrée de l’immeuble sis au 7 de la rue d’Angleterre, construit en 1903. Les vitraux de la pharmacie du Parc sont également emprunts de cet art Nouveau. À noter un exemple caractéristique de la conception d’un immeuble de rapport, à l’angle de la rue de Bourgogne et du boulevard Jeanne d’Arc : une façade ostentatoire pour impressionner le passant ; un rez-de-chaussée affecté à des commerces. Le premier étage avec balcon, occupé par les propriétaires.
Après le déjeuner pris au restaurant « le Petit Bouillon », situé près de l’hôtel de ville, le groupe se dirigea vers la Cour du château pour entamer le circuit découverte du centre-ville. Une remontée dans le temps. L’auteur de ces lignes se chargea de la mission. Retour donc au palais carolingien dont il ne subsiste qu’un linteau décoré de feuilles d’acanthe, inséré dans le mur de la Tour aux Puces. Bien évidemment la présence de la Tour aux Puces intrigua quant à sa forme (un tétradécagone à 14 côtés) et son nom, provenant d’une mauvaise traduction du luxembourgeois « Peetzsturm » (tour au puits). Car Thionville est restée longtemps luxembourgeoise depuis le XIe siècle jusqu’au XVIIe siècle, même si, entre-temps, le pouvoir suprême s’était déplacé en Bourgogne puis en Autriche et enfin en Espagne (sous les Habsbourg). Du château féodal, il ne reste que le porche d’entrée et deux tours rondes, profondément modifiées lors des siècles ultérieurs. À l’intérieur de la cour, trois hôtels particuliers avaient été construits par des familles nobles aux XIVe-XVe (Raville, Créhange-Pittange et Eltz). Les deux premiers sont aménagés en bureaux de nos jours et l’hôtel d’Eltz est incorporé dans le Palais de Justice. L’ensemble a été dégagé au XXe siècle, permettant au promeneur, depuis le quai Marchal, de contempler la perspective de la Tour aux Puces, emblème de la ville, et de l’hôtel de ville adjacent. Pourtant on est très loin du paysage que connaissaient les Thionvillois aux XVIIe-XVIIIe siècles. L’hôtel de ville, deuxième station de notre circuit, est issu de l’ancien couvent des Clarisses (1635-1641). Au lieu d’être un espace ouvert comme aujourd’hui, c’était un terrain clos, fermé par un mur côté Moselle et des bâtiments côté Tour aux Puces et le long de la rue du Pont (R. Ditsch aujourd’hui). Le bâtiment principal, entièrement restauré au XVIIIe siècle (très belles arcades) sert d’hôtel de ville depuis 1898. Sur le parterre fleuri a été placé en 1973, sur un socle en granit, le buste en bronze de R. Schuman, dû au sculpteur François Cacheux.
Troisième étape : le Beffroi. Autre lieu, autre époque : nous sommes ici à l’origine de la commune de Thionville qui s’est vue offrir par Henri V le Blondel sa charte de franchise (1239). Une ville existe dès lors, elle s’entoure d’un rempart, s’organise peu à peu et devient grâce au commerce et à l’artisanat un bourg, avec son marché (aujourd’hui place Grommerch). L’édifice date pourtant du XIVe siècle ; il remplace une première tour de guet en bois, mentionnée dès 1315 : celle-ci symbolisait tout à la fois l’affirmation d’une ville face au pouvoir comtal et la vigilance face à un ennemi extérieur ou intérieur (incendie). Elle est prolongée par un bâtiment qui servit de premier hospice de la ville et d’hôtel de ville avant son transfert près de la Moselle (aujourd’hui les séances du conseil municipal se tiennent encore au premier étage). L’anecdote retient que la célébrité du Beffroi réside dans sa « grosse Suzanne », une cloche de 2 tonnes !
En route pour l’actuelle église Saint-Maximin, située près de la Moselle. Quatrième étape : La paroisse avec ses dîmes avaient été donnée par Henri Ier l’Oiseleur à l’abbaye tréviroise du même nom au Xe siècle. Une première église fut naturellement dédiée au saint éponyme. L’abbé de Saint-Maximin demeura jusqu’à la Révolution le curé en titre de Thionville ! On sait qu’elle ne se trouvait pas ici mais dans la rue Brûlée, dont le nom évoque l’incendie de 1493 qui embrasa la plus grande partie de la ville, église comprise. Rares sont les demeures antérieures à cette date encore debout. Cette église fut néanmoins reconstruite en style gothique mais à l’emplacement de l’actuel édifice. Il fallut de longues discussions avec les moines de Trèves – qui au final refusèrent de payer- avant que l’architecte messin Le Brun ne puisse entreprendre la reconstruction du lieu de culte qui était fortement dégradé voire réduit à l’état de ruine. Saint-Maximin se présente comme une église de forteresse, peu élevée, aux toits servant de poste d’observation (les remparts étaient à ses pieds !) et à la décoration sobre. Un petit tour à l’intérieur permit de contempler dans cette église-halle, son magnifique autel baroque, son orgue ainsi que quelques peintures, réalisées par des peintres locaux (messins et thionvillois). L’édifice fut étrangement épargné par le bombardement de 1870. Une aubaine pour les amoureux du patrimoine !
Nous parcourûmes la rue de la Tour avec les plus anciennes demeures (XVIe-XVe siècles) préservées du grand incendie, mais aussi très restaurées. Des tourelles encastrées, débordant sur la chaussée, font office d’escalier. Chemin faisant, nous passâmes devant la maison natale d’Antoine Merlin dit Merlin de Thionville, député à la Convention sous la Révolution. Au bout de la rue, à gauche, l’ancienne résidence des gouverneurs de Thionville (XIVe siècle), transformée en restaurant. Il débouche sur la curieuse rue de l’ancienne Poterne. Une petite rue anodine (autrefois, elle donnait accès à une porte de secours à travers les remparts). C’est dans cette rue que s’installèrent les premières sœurs Clarisses (1629) avant de déménager vers la Tour aux Puces (XVIIe siècle) ; c’est dans cette rue aussi que vivaient les bourreaux de Thionville (la famille Back au XVIIIe s.). Ils étaient rejetés par la population en raison de leurs tâches ingrates (pendaisons, mise au gibet, inhumation des cadavres humains ou d’animaux, nettoyage des fosses d’aisance…). Ajoutons qu’en 1805 fut aménagée la première synagogue de la ville dans une ancienne maison, rachetée par une communauté en voie de reconstitution, après des siècles d’exclusion. Enfin, c’est ici que Léopold Hugo, commandant la place de Thionville en 1815, crut devoir mettre sa maîtresse à l’abri de la vindicte de sa femme (et mère de Victor) dont la venue était annoncée. Il eut alors recours au service du sous-préfet, V.-M. Viénot de Vaublanc, qui lui offrit la demeure de son gendre.
Un rapide coup d’œil au débouché sur la rue de Paris pour rappeler que les Capucins s’étaient établis près de la porte de Metz. Seul témoin de leur installation : la chapelle transformée en hall d’entrée du Casino de Thionville. En empruntant la rue Brûlée, nous parcourûmes une rue toute en courbe, épousant la forme des anciens remparts médiévaux. C’est ici que se trouvait la première église de Thionville et c’était une rue très animée. Un peu plus loin, sur la gauche, la rue de l’ancien collège. Les moines Augustins, premier ordre religieux à s’établir à Thionville, se fixèrent dans ce quartier après un séjour près de la porte de Luxembourg. Ils y fondèrent le premier collège de la ville (1694) qui resta en fonction jusqu’en 1911, malgré une interruption de 1793 à 1820. Il fit même office de gymnasium durant l’Annexion, avant l’ouverture du futur lycée Charlemagne. Le collège était installé dans une aile du cloître. Il fut profondément remanié au XIXe siècle, époque qui vit la disparition du reste du monastère. De nos jours, le bâtiment est occupé par le service des archives municipales (étage) et une annexe du lycée H. Boucher (rez-de-chaussée). Un court passage par la rue du Four Banal nous permit de voir l’ancien QG de Léopold Hugo, qui résista, sans se rendre, aux blocus imposés par les coalisés en 1814 et en 1815. Etape suivante : la place Claude Arnoult où se tient l’unique Autel de la Patrie conservé en France. Pourtant il n’est ni le premier Autel de la Patrie que compta Thionville (qui en connut au moins 3), ni installé à cet emplacement (à l’origine : place du marché). Sa conservation vient du fait qu’il fut déplacé sous l’Empire au cimetière Saint-François, très éloigné de la ville, et qu’il servit de Monument aux Morts. C’est en 1947 qu’il fut replacé ici et bénéficia d’une inauguration officielle en présence du Président de la République (V. Auriol). Le choix du site ne doit rien au hasard : Claude Arnoult fut maire de Thionville à deux reprises et c’est lui qui accueillit Victoire Hugo en 1871, lorsque celui-ci, en résidence au Luxembourg, revint sur les traces de son père dans la cité mosellane.
Nous parachevâmes la visite de la ville par quatre sites datant de la période de l’Annexion, que nous n’avions pu observer le matin. En premier lieu le temple protestant. Inauguré en 1888 avec un grand cortège parti de l’hôtel de ville, il permit aux nouveaux habitants, en grande partie de confession luthérienne (militaires, employés, ouvriers), de pratiquer leur foi dans un lieu approprié (jusque là il était pratiqué dans une salle du Beffroi). De style néo-gothique, très prisé par les Allemands, il présente un plan allongé avec une tour, un chevet polygonal, l’ensemble étant bâti en pierres de Jaumont. Surtout la grande rosace en façade rappelle le style architectural des églises catholiques. Un peu plus loin, le lycée Charlemagne. Nous nous plaçâmes devant ce qui fut l’entrée principale, à l’époque allemande, donnant sur l’actuel square R. Schwartz. Le lycée ou Gymnasium (devenu Charlemagne en 1962) ne comportait que deux ailes perpendiculaires, de style néo-renaissance. Le retour à la France et l’accroissement des effectifs obligèrent à prolonger l’établissement par une aile, longeant l’avenue Clémenceau, tout en respectant le style d’origine.
En poursuivant notre chemin par la rue du chemin couvert dont le nom évoque la présence d’anciens remparts, nous atteignîmes la place Levy vers laquelle communique l’entrée de la synagogue, troisième du nom. L’édifice de 1913, incendié au début de la Seconde Guerre, fut remplacé par l’actuel, tout aussi impressionnant que sa devancière. Son inauguration eut lieu en 1957. Enfin, sur la place, la statue représente Victor Hugo qui marche, allant en exil, canne et chapeau à la main. Allusion à l’exil à Guernesey du célèbre poète et écrivain. Cette œuvre (en bronze) est une réplique d’un original (en pierre) commandé par l’Etat et offert aux autorités de l’île anglo-normande en 1914. La statue de bronze avait été confectionnée d’après un plâtre de Jean Boucher, conservé jusque là, puis exposée au Salon des Artistes à Paris avant de rejoindre l’esplanade du Panthéon en 1935. Ce n’est qu’en 1951 que l’Etat se résolut à donner l’œuvre aux Thionvillois.
La visite du château de Lagrange à Manom clôtura notre journée thionvilloise. Chemin faisant, nous vîmes une construction très originale, une maison en verre « déhanchée » (rue Lyautey), qui intrigua les participants. Classé monument historique, le vaste domaine de Lagrange (400 ha) se reconnaît par la richesse et la beauté de son architecture. C’est ce qu’entreprit de nous faire découvrir un « autre » Pierre, guide-conférencier du site. Nous eûmes droit à une visite du site extrêmement détaillée. Il commença par rappeler l’origine de ce château dont la construction remonte au XVIIIe siècle. Mais de bien préciser qu’il succédait à un château-fort, resté dans les mains d’une même famille de 1107 à 1659. Après plusieurs transmissions successives, le château échut, en 1750, au marquis de Fouquet, Lieutenant Général du Roi au Pays Messin, cousin éloigné du Maréchal de Belle-Isle, petit-fils de Nicolas Fouquet, le célèbre Surintendant des Finances de Louis XIV, constructeur de Vaux-le-Vicomte. Dès lors, le domaine s’est transmis jusqu’à nos jours à ses descendants. Il vient de rouvrir après cinq années de travaux de restauration. Un château de style classique, pourtant entouré de douves !
Le marquis fit appel à l’architecte Robert de Cotte, auteur de très nombreuses réalisations de prestige (chapelle de Versailles, palais épiscopal de Verdun, etc...). Le sous-sol a conservé l’unique pièce du château médiéval : la cuisine. Les pièces, entièrement meublées, s’étagent sur trois niveaux. Elles se distinguent par leur coloris, leur mobilier d’époque Louis XV et Louis XVI. Nous fûmes étonnés de voir une chambre à baldaquin, dite à la polonaise. Les tapisseries, les différents portraits de familles peints par Madame Vigée-Lebrun ou Hyacinthe Rigaud, ainsi que les céramiques de la Compagnie des Indes forment un semble tout à fait exceptionnel.
La visite se termina aux abords du château ; en longeant les douves, nous pûmes nous rendre compte de ce que représente un Jardin des prairiales. Réalisé par le paysagiste contemporain, Franck Neau, inauguré en 2009, il s’étend sur 36 000 m2. Comme il ne reste aucune trace du jardin classique d’origine, le créateur a conservé l’esprit et la symétrie du lieu tout en s’adaptant au contexte actuel. C’est un jardin contemporain qui fait néanmoins quelques clins d’œil au passé. La pelouse centrale est encadrée par deux larges bandes de prairie semées de fleurs de tous pays que la saison avancée ne nous a pas permis d’apprécier : des prairiales, qui donnent leur nom au jardin. Des girafes et des biches de verdure égayent les pelouses. Ce jardin fait partie du réseau transfrontalier « Jardins sans limite ».
Texte : Gérard Colotte
Photographies : Dominique Mayer