AGENDA

Conférence

samedi 21 novembre

 

Coordonnées

Renaissance du Vieux Metz et des Pays Lorrains
38-48 Rue Saint Bernard

57000 METZ

 

 

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Renaissance du Vieux Metz et des Pays Lorrains
Renaissance du Vieux Metz et desPays Lorrains

Samedi 10 octobre, 15h

 

amphithéâtre du lycée de la Communication 3, boulevard

Dominique François Arago 57070 METZ

 

 

 

La décision secrète d'Eisenhower

 

Dominique-François BARETH

 

 

Le 24 novembre 1944, le commandant suprême des armées alliées, le général

Eisenhower, entreprend depuis Reims une visite imprévue en Lorraine, à Saint-Dié.

 

Il s’y s'entretient, en secret, avec les plus grands chefs de l'US Army en Europe, afin de décider s'il convient, ou non, de passer le Rhin, dans la foulée des victoires éclair que viennent de remporter De Lattre et Leclerc, notamment ... Pour différentes raisons, Eisenhower décide, contre l'avis de plusieurs de ses généraux, de ne pas donner suite au "Plan Devers", qui prévoyait le franchissement du fleuve. Dès lors, quelles auraient été les conséquences d'un choix plus audacieux ?

 

La conférence décrira cette journée-clé pour la fin de la guerre, sans laquelle il

n'est pas possible de comprendre la libération de l'Est de la France. Et elle

apportera des éléments de réponses à une série de questions intéressantes, mais restées en suspens : La libération d'une grande partie de la Lorraine, et celle de l'Alsace, auraient-elles pu être plus rapides ? La Poche de Colmar était-elle une fatalité ? L'offensive allemande dans les Ardennes aurait-elle pu être évitée ? La guerre aurait-elle pu se terminer plus tôt, évitant des milliers de victimes ? L'après-guerre aurait-il pu être différent ? Et pourquoi le choix crucial d'Eisenhower est-il resté ignoré jusqu'ici ?

 

D’origine vosgienne, diplômé de Sciences-Po Paris, ancien officier de Marine puis fonctionnaire international auprès de l’OTAN, Directeur honoraire du CES de l’Union Européenne, il est l’auteur de plusieurs articles dans le cadre de ses différentes professions et co-auteur d’ouvrages sur l’histoire du diocèse de Saint- Dié ou La libération de Strasbourg. Il a publié en 2019, à la Nuée bleue, La décision secrète d'Eisenhower.

Samedi 26 septembre, 15h

 

amphithéâtre du lycée de la Communication 3, boulevard

Dominique François Arago 57070 METZ

 

 

 

Paul Vautrin : un édile messin pendant la période de l'Entre-deux-guerres.

 

Marie-Chantal LHOTE et Jean-Cristophe VAUTRIN

 

 

Renaissance du Vieux Metz et des Pays Lorrains propose une conférence à deux voix sur Paul Vautrin, maire de Metz et Conseiller général de Moselle durant quatorze années,

entre 1924 et 1938. Il a exercé le pouvoir pendant une période charnière de l’histoire de la Moselle : l’Entre-deux-guerres. Durant ces « années Vautrin », la cité est passée de statut de ville de garnison à celui de ville de congrès, touristique, ville mécène et ville commerçante (Foires exposition). Son décès en 1938, dans l’exercice de ses fonctions, marque la fin d’une époque et inaugure une période de troubles et de tensions liée à la Seconde Guerre mondiale.

 

Marie-Chantal Lhote est professeur d’histoire-géographie en lycée d’enseignement

général. Elle est docteure de Troisième cycle en histoire (Université François-Rabelais,

Tours) et docteure en histoire de l’Université de Lorraine. Elle a publié quatre articles sur les « années Vautrin » dans la revue Renaissance du Vieux Metz et des Pays Lorrains. Elle s’intéresse aux témoignages liés aux conflits dans la région lorraine (Guerre de 1870, Première et Seconde Guerres mondiales).

 

Jean-Christophe Vautrin, arrière-petit-fils de Paul Vautrin, diplômé en droit puis de

l’emlyon, fait carrière dans la banque – finance – assurance à Paris. Après avoir échangé sur cette question avec F. Roth, avant son décès subit en 2015, il met en place, en juillet 2017, avec sa mère Christiane Vautrin, petite-fille et filleule du maire et l’Académie nationale de Metz, le Prix Paul Vautrin puis en 2022 le Prix universitaire d'Alsace-Lorraine Paul et Georges Vautrin qui récompense chaque année des travaux universitaires portant sur la période 1870 à 1947. Il apportera, lors de la conférence, son témoignage personnel pour faire vivre la mémoire de ses grand- et arrière-grand-pères.

 

Portrait de Paul Vautrin (collection privée, tous droits réservés)

Le Metz disparu et les années combat (1962-1976)

 

Patrick TRIMBUR

 

 

Découvrir ce qui n’existe plus, ce que l’on ne voit plus, le Metz des vides et des creux, des manques et des regrets ; c’est ce programme orignal, d’histoire et d’architecture, que se propose d’éclairer cette visite-conférence du samedi 30 juin prochain. Une visite-illustration de l’ouvrage des “Années de combats de RVM”, autour de l’Ilot Saint-Jacques. Découvrir ensemble le « Metz ancien et disparu », non pas au début du XXe siècle, celui des frères Prillot, mais bien celui des années 1960 et 70, époque où l’on continuait de démolir le patrimoine messin et des Messins ! Cette époque a vu naître des associations de défense des richesses patrimoniales : d’abord le Comité de Sauvegarde de Metz sous l’impulsion de J. Colin et J. de Selancy, puis RVM autour de J. Bigard, F. Feuga, C. Guy et L. Neumuller. Les combats furent aussi âpres que bien souvent vains !

 

Rdv devant ladite “chapelle de la Miséricorde”, place Catherine-Jacquat (parvis de l’église Notre-Dame à Metz) rue de la Chèvre 57000 METZ, à 15h00 précises, durée une heure. Nombre de places limité à 30 personnes. Réservation obligatoire contact@rvm.fr  ou en cliquant sur "nous contacter" à partir du 1er mai 2026. Cette visite pourra se poursuivre, pour les moins fatigués, au musée de la Ville où l’on découvrira une petite partie... de ce qui n’est plus visible in-situ.

 

Patrick TRIMBUR a été, durant sa carrière professionnelle, enseignant d’histoire-géographie en lycée, avant d’exercer des fonctions administratives au sein d’une direction d’établissement. Il a consacré parallèlement ses recherches à la période médiévale de la ville de Metz et de la Lotharingie, notamment dans le cadre du Centre d’études grégoriennes de Metz. Il s’intéresse depuis plusieurs années aux liens qui unissent cette ville à son passé au travers de la question patrimoniale. De ces recherches sont issus des articles et des conférences.

 

Légende : Cette petite grille ouvragée du XVe ou du XVIe siècle, se trouvait à l’entrée de la rue des Bons-Enfants dans « l’Ilot Saint-Jacques ». Si elle a été récupérée par le musée de Metz (non-exposée), en revanche, et la maison et la rue ont bel et bien disparu ! (Photo : Michel Euzenat) 

Louise MICHEL Partie II

 

 

Patrick SERRE

 

 

 

 

Dans cette partie II, l’historien beaunois Patrick Serre évoquera la détention à Auberive en 1872 puis en Nouvelle-Calédonie en 1873 de la bonne Louise. À son retour en France en 1880 à la faveur de l’Amnistie générale des Communards, Louise Michel va se consacrer à la cause de la république sociale, idéal qu’elle ne cessa jamais de réclamer de ses vœux. La « Vierge rouge » constitue encore aujourd’hui une personnalité influente dans la pensée féministe, socialiste révolutionnaire et anarchiste contemporaine.

 

 

Patrick SERRE est diplômé de l'Université de Bourgogne, Maître en Droit, enseignant, écrivain, conférencier et historien, spécialiste du Second Empire, de la guerre de 1870 - 1871 et de la Commune de Paris.

 

 

La Lorraine des Lumières

 

Gérard MICHAUX

 

 

Plus précoce en Lorraine ducale qu’à Metz, l’ouverture aux Lumières concerne tous les domaines : le politique, le religieux, le culturel, l’économique. Les premières manifestations apparaissent à la cour du duc Léopold qui veut faire de Lunéville un foyer de liberté de la pensée, illustré par le premier séjour de Voltaire et l’existence de Salons brillants. Cette ouverture aux Lumières se poursuit sous le règne de Stanislas, qui accueille philosophes (Montesquieu, Helvetius) et savants (Émilie du Châtelet). À Metz, c’est au seuil des années 1760 que la société s’ouvre aux Lumières, portées par ses élites, parlementaires et religieux, qui rivalisent sur le théâtre de la culture, et véhiculées par les loges maçonniques et les cercles académiques.

 

Agrégé d’histoire, maître de conférences honoraire de l’Université de Lorraine, Gérard Michaux a enseigné de 1974 à 2012 l’histoire moderne et l’histoire régionale à l’Université Paul Verlaine-Metz, dont il a également été vice-président de 2000 à 2012. Il a consacré l’essentiel  de ses travaux de recherche à l’histoire religieuse de l’époque moderne et à l’histoire de la Lorraine de la Réforme aux Lumières. Il a plus particulièrement étudié les ordres monastiques (congrégation bénédictine de Saint-Vanne et Saint-Hydulphe), les rapports du clergé régulier aux Lumières françaises et germaniques, les échanges culturels entre l’espace lorrain et l’Europe moderne, le mouvement des idées en Lorraine au siècle des Lumières.

Très engagé dans le milieu associatif culturel messin (Société d’Histoire et d’Archéologie de la Lorraine, Comité d’Historicité européen de la Lorraine, Société des Amis des Arts et du Musée de La Cour d’Or), Gérard Michaux a présidé l’Académie Nationale de Metz de 1995 à 1998.

Outre de nombreux articles, il a contribué à de multiples ouvrages collectifs, notamment à l’Histoire de Metz (Toulouse, Privat, 1986), au Dictionnaire du Grand siècle (Paris, Fayard, 1990), aux Sources d’Histoire de la France moderne (Paris, Larousse, 1994) et au Dictionnaire de l’Ancien Régime (Paris, P.U.F., 1996). En 2010, il a publié 40 ans Université Paul Verlaine Metz (Metz, Serpenoise) et en 2013, le Centre hospitalier régional Metz-Thionville, héritier d’une tradition hospitalière millénaire (Metz, Serpenoise). Il vient d’assurer la direction scientifique de l’ouvrage collectif La Grâce d’une cathédrale. Metz (Strasbourg, La Nuée Bleue), qui paraîtra fin novembre à l’occasion de la commémoration du 8e centenaire de la cathédrale Saint-Étienne de Metz.

 

 

L'espace lorrain à l'époque de Philippe de Vigneulles

 

Sébastien WAGNER

 

 

 

Si la personnalité de Philippe de Vigneulles (1471-1528) nous est relativement bien connue, l’environnement dans lequel il a évolué reste plus difficile à appréhender, en témoigne la complexité territoriale de l’espace lorrain à la fin du Moyen Âge : le chroniqueur est né dans le duché de Bar, a étudié dans le duché de Lorraine, a été fait prisonnier dans le duché de Luxembourg et a commercé dans la République messine. Son parcours symbolise l’écheveau inextricable des souverainetés disparates de cette époque.

 

 

Secrétaire de la Société d’histoire et d’archéologie de la Lorraine (SHAL), Sébastien Wagner est diplômé de l’université de Metz et de l’École pratique des Hautes Études à Paris-Sorbonne. Auteur d’articles publiés dans des revues spécialisées et des ouvrages collectifs, il est l’auteur notamment du Dictionnaire historique des rues de Metz et a coordonné l’Atlas historique de Metz, prix d’histoire de l’Académie nationale de Metz. Fondateur des Editions des Paraiges, il a publié près de 300 titres.

 

 

le Télégraphe de CHAPPE... Un patrimoine oublié.

Jean-Marc PRIGNON

 

La télégraphie aérienne est la résultante d’un environnement scientifique et technique propre au XVIII éme siècle. Cette invention particulière, utilisée par les gouvernements successifs, depuis la période révolutionnaire jusqu’au début du second empire a permis, pour la première fois, la transmission  rapide de l’information sur de grandes distances. C’est à travers l’extraordinaire aventure des frères CHAPPE, inventeurs de ce système  que Jean-Marc PRIGNON notre conférencier va vous présenter un épisode relativement peu connu de notre histoire.

 

Jean- Marc PRIGNON a fait ses études d’histoire à l’Université de NANCY. Durant toute sa carrière professionnelle à la Sécurité sociale et depuis sa retraite, il continue de s’investir dans « la vie de la cité » . Membre du CODEV de la Métropole, membre du Comité  du Club Vosgien de METZ, responsable du balisage des sentiers sur le Mont Saint Quentin, un  site classé depuis 1994 dont il suit de près la mise en œuvre du plan de gestion. Bénévole à la Carte Archéologique régionale du Service Régional de l’Archéologie de la DRAC, et Président de l’Association «  Mont Saint Quentin Télégraphe de CHAPPE ».

Joseph Stubben et la ville nouvelle de Thionville

 

Frédéric GAUDINET

 

Frédéric GAUDINET, historien diplômé de l’Université de Metz (maîtrise d’Histoire et DESS d’Aménagement du territoire et de Défense nationale) et responsable des archives de la Ville de Thionville vous présente une conférence sur Thionville et plus particulièrement sur la révolution urbanistique que la cité va connaître au début du XXe siècle.

Après la reddition de la place en 1870 et la chute du Second Empire, la quasi-totalité de la Moselle et les deux départements de l’Alsace deviennent dorénavant des terres d’Empire. Thionville, devenue alors Diedenhofen, n’en continue pas moins d’être une ville de garnison mais rapidement la ville connaît une évolution démographique et économique qui entraînera les autorités à phosphorer sur son futur urbanistique. A cet effet, pour moderniser et embellir la ville endormie, on décide de faire appel à l’un des plus grands urbanistes de son temps : Joseph Stübben (1845-1936).

L’architecte-urbaniste va radicalement modifier la physionomie de Thionville et la faire entrer dans une ère nouvelle et ce, pour le plus grand bonheur de ses habitants, en distillant ses idées innovantes dans un règlement qui va devenir le document de base des architectes. Stübben va y mettre en pratique les grands principes de son œuvre monumentale, avec presque cent plans d’extension, surtout pour des villes allemandes et belges, mais aussi en Italie, en Suisse, en Autriche, en Espagne, en Suède, au Luxembourg : espaces verts, air et lumière.

Cette conférence se propose donc de vous faire découvrir les grands changements qu’il va introduire et qui sont toujours visibles aujourd’hui.

 

 

Conférence de son Altesse Impériale et Royale Archiduc  Imre de Habsbourg- Lorraine

Louise Michel, l’archange de la Commune

 

 

Patrick SERRE

 

 

Dans le cadre de la commémoration de la mort de Louise Michel en 1905 il y a 120 ans et de la participation de cette dernière à la défense de Montmartre en 1871 il y a 154 ans le 24 mai 1871, l’historien Patrick SERRE évoquera la jeunesse haut-marnaise de notre héroïne et son départ pour Paris en 1856. Arrivée dans la capitale, elle y développera une intense activité littéraire, pédagogique, militante et va se lier avec plusieurs personnalités révolutionnaires du Paris des années 1850-1870. En 1870, elle se dévouera courageusement à la défense de la ville durant le siège de Paris. À partir de mars 1871, elle participera activement aux événements de la Commune de Paris, autant en première ligne qu'en soutien. Capturée en mai 1871, elle sera condamnée puis incarcérée à Auberive, avant que d'être déportée en Nouvelle-Calédonie en 1873.

Elle constitue encore aujourd'hui une personnalité influente dans la pensée féministe, socialiste révolutionnaire et anarchiste contemporaine.

Patrick SERRE est diplômé de l'Université de Bourgogne, Maître en Droit, enseignant, écrivain, conférencier et historien, spécialiste du Second Empire, de la guerre de 1870-1871 et de la Commune de Paris.

 

Deux Lorraines dans le royaume de France,  de la mort de Stanislas à la Révolution française

 

Gérard MICHAUX

 

À la mort de Stanislas (1766), Lorrains ducaux et Barrois deviennent officiellement  ce qu’ils étaient déjà politiquement depuis une trentaine d’années, les sujets du roi de France. Ainsi jusqu’à la Révolution, sommes-nous en présence dans le royaume de France de deux Lorraines, l’évêchoise et l’ancienne ducale, placées l’une et l’autre sous l’autorité d’un intendant.

Après le rapide démembrement par Louis XV de l’héritage de Stanislas, les rivalités entre les deux entités apparaissent très vite dans tous les domaines, souvent au bénéfice de Nancy et au détriment de Metz. Néanmoins les deux Lorraines présentent points communs et ressemblances : fragilités rurales, réformes physiocratiques, développement industriel, fermentation des idées. Sans jamais exclure la compétition entre elles ni renoncer à affirmer chacune son identité propre.

Agrégé d’histoire, maître de conférences honoraire de l’Université de Lorraine, Gérard Michaux a enseigné de 1974 à 2012 l’histoire moderne et l’histoire régionale à l’Université Paul Verlaine-Metz, dont il a également été vice-président de 2000 à 2012. Il a consacré l’essentiel  de ses travaux de recherche à l’histoire religieuse de l’époque moderne et à l’histoire de la Lorraine de la Réforme aux Lumières. Il a plus particulièrement étudié les ordres monastiques (congrégation bénédictine de Saint-Vanne et Saint-Hydulphe), les rapports du clergé régulier aux Lumières françaises et germaniques, les échanges culturels entre l’espace lorrain et l’Europe moderne, le mouvement des idées en Lorraine au siècle des Lumières.

Très engagé dans le milieu associatif culturel messin (Société d’Histoire et d’Archéologie de la Lorraine, Comité d’Historicité européen de la Lorraine, Société des Amis des Arts et du Musée de La Cour d’Or), Gérard Michaux a présidé l’Académie Nationale de Metz de 1995 à 1998.

Outre de nombreux articles, il a contribué à de multiples ouvrages collectifs, notamment à l’Histoire de Metz (Toulouse, Privat, 1986), au Dictionnaire du Grand siècle (Paris, Fayard, 1990), aux Sources d’Histoire de la France moderne (Paris, Larousse, 1994) et au Dictionnaire de l’Ancien Régime (Paris, P.U.F., 1996). En 2010, il a publié 40 ans Université Paul Verlaine Metz (Metz, Serpenoise) et en 2013, le Centre hospitalier régional Metz-Thionville, héritier d’une tradition hospitalière millénaire (Metz, Serpenoise). Il a assuré la direction scientifique de l’ouvrage collectif La Grâce d’une cathédrale. Metz (Strasbourg, La Nuée Bleue).

La restauration de la cathédrale de Metz par Paul Tornow, 1874-1906. Chroniques d’un chantier impérial en Moselle annexée

 

 

Rafael-Florian HELFENSTEIN

 

 

 

 

À l’image de la Moselle, la cathédrale Saint-Étienne de Metz cristallise une histoire mouvementée. Construite sur près de trois siècles, elle subit d’importantes modifications au milieu du XVIIIe siècle : son environnement d’origine disparaît au profit d’un aménagement urbain parfaitement ordonné et dessiné par Jacques-François Blondel. Le XIXe siècle marque tout aussi profondément l’édifice : les Français déposent progressivement les ajouts classiques et isolent le monument de son contexte urbain. En 1871, la cathédrale intègre le nouvel Empire allemand. Elle connaît alors une profonde restructuration rendue possible par des moyens financiers hors norme et des ambitions politiques nouvelles portées par Guillaume II.

 

Nommé Dombaumeister en 1874, l’architecte prussien Paul Tornow établit rapidement un grand projet pour Metz. En trente-deux années, il restaure la quasi-totalité de la cathédrale et dirige trois grandes séries de travaux qui modifient en profondeur l’édifice : reconstruction de la toiture, restauration du portail de la Vierge et création du portail principal. En dépit de ses longues années au service du monument, l’architecte ne verra pas aboutir ses projets de flèches sur la tour du Chapitre et à la croisée du transept, correspondant à une vision idéalisée de la cathédrale médiévale.

 

 

Rafael-Florian HELFENSTEIN est architecte du patrimoine depuis 2017. Il a travaillé avec Richard Duplat, architecte en chef des monuments historiques (ACMH), pendant 8 ans. Il a mené pour lui des chantiers dans l’Est de la France, notamment dans le Haut-Rhin (Koïfhus de Colmar, fortifications de Neuf-Brisach, collégiale de Thann) et en Haute-Saône (chapelle de Ronchamp du Corbusier). Depuis octobre 2024, il intègre l’équipe de Maël de Quelen, également ACMH et en charge notamment des résidences présidentielles.

Depuis décembre 2023, il est docteur en histoire de l’architecture et a rédigé une thèse sur la restauration de la cathédrale de Metz (le titre est identique à celui de la présentation), à Paris 1 Panthéon-Sorbonne sous la direction de Philippe Plagnieux.

La Faïencerie de Sarreguemines, 217 ans d'aventure industrielle

 

Stéphanie KORN

 

 

 

La Faïencerie a vu le jour à l’aube de la Révolution française. À travers l’Histoire, ses dirigeants ont contribué au développement de la Ville de Sarreguemines, en participant à la vie politique et en ayant un impact sur le paysage urbain. Les productions, riches et variées, sont connues en France et à l’étranger et entretiennent, encore aujourd’hui et ce malgré sa fermeture en 2007, la renommée de la ville.

 

Après une année d’étude en histoire de l’art et archéologie à l’Université de Franche-Comté de Besançon, titulaire Bachelor en conservation préventive spécialité objets ethnologiques et objets scientifiques, techniques et horlogers de la Haute École Spécialisée de Suisso Occidentale de Chaux-de-Fonds. Durant ses années d’études, elle a pu réaliser différents travaux pour des institutions muséales suisses et françaises avant d’intégrer, en 2013, l’équipe

des Musées de Sarreguemines.

L’aspect social dans les mines de fer de Lorraine (1945-1997)

 

Edouard KOKOSZKA

 

 

Ancien apprenti de l’Ecole Technique des Mines de Fer du Bassin de Landres-Amermont à Bouligny (55), ancien mineur de fer de la Mine de Murville à Mont-Bonvillers (54) et officier supérieur d’Artillerie à la retraite.

Elle aura pour thème l’aspect social dans les cités des mines de fer en Lorraine   pendant la période de 1945 jusqu’à 1997, date de la fermeture de la dernière mine de fer du « pays haut lorrain ».

Elle portera sur la vie dans les cités des mines de fer du Pays-Haut, afin de nous rappeler ou nous faire découvrir qui étaient les mineurs de fer, leurs origines, comment ils vivaient dans les logements qui leur étaient attribués au sein d’un système social organisé par la mine. En parcourant cette organisation qui englobait les commerces, les écoles, les établissements médicaux, les cultes, le sport, les associations, les loisirs, nous entrerons dans le quotidien des mineurs et de leurs familles, en dehors du travail au fond de la mine. Même la cuisine traditionnelle italienne et polonaise y seront abordées.

Travailler, vivre, penser Bata

 

Alain GATTI 

 

 

 

 

L’entreprise Bata, implantée en Lorraine, depuis 1932, avait mis en place une organisation du travail novatrice reposant sur la rationalisation, l’autonomie des ateliers et une forme de répartition capital-travail, système qui a assuré des hauts revenus aux salariés, au prix de conditions de travail difficiles.

Mais Bata n’a pas fait que produire des chaussures. Elle a profondément marqué un territoire et surtout façonné des générations de femmes et d’hommes. L’entreprise ambitionnait ni plus ni moins que de créer « un homme nouveau » et a construit sa propre idéologie, le « bataïsme », une véritable religion du travail, développant une forme de paternalisme très particulier.

 

 

Des Pouilles à la Lorraine : un parcours exceptionnel dans cette première moitié du XXe siècle.

 

Antoine CAPUTO

 

 

 

A. Caputo évoquera les périples et l’existence d’une famille d’immigrés italiens, tourmentée par la confrontation quotidienne à la misère et aux évènements qui ont émaillé la première moitié du XX° siècle. Les évènements se déroulent de 1916 à 1946, ¸dans le sud de l’Italie, et le dénouement se situe en Lorraine. La conférence fera référence au passé mais en même temps. L'auteur abordera des thématiques très actuelles : la montée des nationalismes, la guerre, les pandémies, la fracture sociale, l’immigration. En outre, il mettra en lumière l’intimité des gens du peuple et des familles aristocratiques pour témoigner de la forte disparité qui régnait à l’époque dans ce pays et qui a motivé nombre d’immigrations.

 

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