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Renaissance du Vieux Metz et des Pays Lorrains
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Renaissance du Vieux Metz et des Pays Lorrains
Renaissance du Vieux Metz et desPays Lorrains

AU CŒUR DU PATRIMOINE MESSIN VISITE DU MUSEE DE LA COUR D’OR IMPRESSIONS D’UN PARTICIPANT

M. Philippe BRUNELLA, Directeur-Conservateur en chef, assurant la Direction du Musée et de l’Archéologie pour l’Eurométropole de Metz, avait souhaité, lors d’un contact pris avec Dominique TOUSSAINT(RVMPL) faire bénéficier les adhérents de notre association, d’une visite originale, hors des sentiers battus, axée sur la métamorphose du musée de la Cour d’Or à travers trois grands chantiers. Gérard COLOTTE, responsable des visites organisées par RVMPL, convint donc d’un double « parcours hors programme dans l’ensemble muséal », au vu du nombre de personnes adhérentes à cette découverte (45 personnes) ; les visites eurent lieu les 6 et 13 mai 2022. 

 

L’ACCUEIL par M. Philippe BRUNELLA a permis aux visiteurs de Renaissance du Vieux Metz et des Pays Lorrains d’adhérer d’emblée à l’esprit, cher au « guide» dont il s’est plu à endosser le rôle : la sympathie d’un ami de longue date de l’association, d’un orateur de talent appliqué à décrire précisément l’objet de cette visite si particulière, d’un responsable cultivant inlassablement une ambition qu’il veut collective et partagée : faire émerger du sol messin, comme des structures bâties de la Colline Sainte-Croix, les traces ou l’esquisse d’une Cour d’Or dans son mythique rayonnement, accueillant la riche histoire messine avec laquelle il cultive une ardente connivence. Cette visite rythmée en deux groupes fut organisée autour de trois thèmes, qui sont autant de chantiers pour une valorisation des immenses richesses patrimoniales du musée, s’élevant à près de 380 000 pièces, et prélude à de nouveaux chemins de découverte du public !

 

 

Depuis une baignoire antique toujours en place et des mosaïques placées à proximité, Ph. Brunella a insisté sur la symbiose entre les origines romaines de la ville, son histoire ultérieure et les structures modernes du musée.

 

Les travaux d’extension permis par la donation François de Curel (1935) ont fait découvrir l’importance des substructures archéologiques qui – à l’image de la ville elle-même - constituent d’abord le sous-sol du musée et de la colline Ste Croix, puis des éléments émergés, dispersés sur l’ensemble du territoire urbain.

 

Les travaux de rénovation et de restructuration urbaine conduits depuis la guerre et sur plusieurs décennies1 ont, en effet, largement contribué à ces découvertes et à l’enrichissement de l’institution. Des fouilles archéologiques programmées permettront d’investiguer davantage le sous-sol du site et de sa périphérie.

 

La nouvelle aile, construite à l’instigation de Roger Clément (1939), et les extensions opérées par Gérald Collot (années 1970), dans le « dédale » d’une composition urbaine multiséculaire, scandent tout particulièrement la configuration actuelle – si originale - du Musée de la Cour d’Or. Un préambule donc à une présentation du premier chantier de mise en valeur de ce lointain et multiséculaire passé messin, passant de rang d’un chef lieu de « civitas romaine », à celui de capitale austrasienne, de berceau des Carolingien, pour se fondre avec celui de la République messine (XIIIe-XVIe siècles)


 

L’ENSEMBLE THERMAL, TEMOIN D’UNE HAUTE CIVILISATION AU CŒUR DU MUSEE

 

 

 

...avant d’évoquer celui – raffiné – de la vie civile urbaine que symbolisent la maîtrise des eaux, de leurs sources à leur usage domestique et thermal.


 

 

 

 Au bénéfice d’une muséographie et d’une cartographie pédagogiques, le « guide » du jour expose les fondamentaux de l’art romain de la construction et de l’urbanisme...

 

 

 

 POUR UNE ETUDE DU SITE

 

 

Au cœur du parcellaire, un vaste espace non-aménagé, recouvert de terres d’origines diverses, délimité par d’austères parois...écrans des salles du musée... ...

… murs antiques figés dans leur élévation et leurs profonds soubassements, riches pourtant de révélations futures, après une fouille programmée, leur étude, leur nettoyage, leur déshumidification et de nouvelles protections...

 

Ci-dessus : vue du mur à protéger des infiltrations d’eau, première étape avant la restauration des thermes gallo-romains- à l’arrière de ce mur (photo de gauche) - Vestiges d’un mur romain (photo de droite)

La partie enterrée sur 4m. d’un mur surplombant le sol d’une égale hauteur fait apparaître des techniques de construction permettant des datations et des recompositions progressives du bâti, de l’époque romaine, puis du Moyen-âge à nos jours...En attendant des témoignages –espérés- du Royaume d’Austrasie et de sa Cour d’Or, sans oublier ceux de la République messine  ?

L’engagement d’une étude scientifique du site et de sa périphérie, avec la perspective d’une publication en 2023, donnerait à l’historien la trame d’un nouveau récit.

Comment ne pas songer - aussi - qu’au maître d’ouvrage d’une éventuelle recomposition muséale, il offrirait une perspective exaltante ? Une matière incomparable ? Un ancrage accru du musée dans le tissu intime de la ville et de ses lieux de pouvoir ?

 

 

 

Les briques rouges servent – provisoirement – à combler les ouvertures, autrefois occupées par des « fenêtres » qui donnaient sur les baignoires romaines.

 

Du rêve à la réalité : vue des mises à jour rendues possibles par des fouilles déjà exécutées – Vers l’explicitation d’une articulation urbaine, médiévale, institutionnelle, religieuse, politique,  en partie supposée ?

 

POUR UNE VALORISATION ACCRUE DE L’EXISTANT :

LE GRENIER DE CHEVREMONT

 

L’aménagement du Grenier médiéval de Chèvremont constitue le second et vaste chantier de rénovation du musé. Visible de loin, monument majeur du Metz médiéval, l’un des deux greniers à vivres d’Europe, ayant traversé les siècles sans aucune altération, le Grenier de Chèvremont s’est présenté aux visiteurs dans l’impressionnante architecture de pierre et de bois qui compose, non seulement le rez-de-chaussée (seul visible du public), mais la superposition de ses quatre étages où s’entreposent des matériels divers (les réserves d’œuvres d’art ayant été transférées sur le plateau de Frescaty). La fonctionnalité de l’ouvrage se mesure à ses capacités de stockage (900 tonnes de céréales), ses immenses volumes, l’audace de ses piliers superposés, supportant des plateaux de 500 m2 par niveau, ses fenêtres ouvrant à la ventilation, mais aussi à l’acheminement des denrées par des échelles de meunier, un puits pour la lutte contre les incendies.

 

 

Bras tendus vers les hauteurs de piliers traversant les étages

 

 

 

 

POUR LA DELECTATION PATRIMONIALE

 

Le projet de Pavillon de la biodiversité (3e chantier présenté), projeté dans une aile du musée, près de l’entrée de celle-ci, se donne pour mission de sensibiliser à la richesse mais aussi à la fragilité de la biodiversité avec la disparition d’espèces. Son aménagement en huit espaces naturels débutera bientôt, où seront installés végétaux et spécimen animaliers de la collection messine, conservés depuis plus de 160 ans. Ce nouveau lieu servira aussi de moment de détente à travers un jardin d’agrément aménagé dans la cour 

Renai

sance d’une collection depuis si longtemps en réserve, en attente d’une muséographie attractive...Elaboration d’une documentation archéologique sur le cœur médiéval de la vieille Cité...De ses tréfonds à ses hautes élévations, le MUSEE fera - plus que jamais - rêver le visiteur aux splendeurs...d’un art de vivre urbain, antique et raffiné aux magnificences de La Cour d’Or.

 

 

René Klein

 

 

 

 

Le futur Pavillon de la biodiversité