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Renaissance du Vieux Metz et des Pays Lorrains
Renaissance du Vieux Metz et desPays Lorrains

"Lu pour vous" extrait de la revue n° 189

Histoire de la Moselle

Le point de vue mosellan

 

François Waag – Editions YORAN – avril 2018 – 312 pages – 12 €.

La petite région correspondant au département de la Moselle, dans ses frontières actuelles, n’existe que depuis peu, 1871 avec l’annexion allemande. Partager un destin commun qui leur est propre pendant une période historique très mouvementée a fortement contribué à créer une culture particulière aux habitants du département. Cette prise de conscience est relativement récente : François Roth comme historien et Jacques Gandebeuf comme journaliste l’ont brillamment montré avant lui. François Waag, à sa manière, reprend le sujet. Il s’attache à démontrer une continuité historique en remontant à l’époque gallo-romaine. Il écrit donc une histoire complète de la Moselle, de l’Antiquité à aujourd’hui. Il se place toujours du point de vue autochtone, si bien qu’il est souvent éloigné des présentations historiques habituelles qui sont celles de Paris, celles de l’enseignement de l’histoire de notre Éducation nationale. Les Messins de 1552 ne se sont pas forcément réjouis des nombreuses destructions de leurs maisons pour la “défense”de leur ville ou ceux de 1633 quand Richelieu a supprimé le Conseil des Treize. Les Mosellans germanophones n’ont pas forcément toujours apprécié l’interdiction de l’usage de leur langue dans l’administration à plusieurs reprises : ainsi dès 1748 à l’époque du si populaire duc Stanislas. François Waag ne manque jamais de citer ce type d’exemple historiquement vérifiable. Tout au plus pourrait-on lui reprocher de forcer le trait :

"Retour de la Moselle à l’Allemagne" écrit-il pour la période 1871-1918. Il tient apparemment à utiliser les transcriptions allemandes des noms de lieux en zone de dialecte germanique : ainsi Bitsch au lieu de Bitche. L’historien se révèle alors comme le militant passionné qu’il est apparemment dans le petit mouvement récent du "Parti des Mosellans".

La période assez peu connue aujourd’hui, souvent occultée, de la Première Guerre Mondiale à la Seconde en Moselle est peut-être la plus documentée et la plus fouillée. Il ne manque pas de se référer aux expériences personnelles vécues par ses proches, son grand-père Félix, officier lorrain dans l’armée de Guillaume II, son oncle Maurice Waag, incorporé de force en 1943, Henri Waag, témoin à décharge dans un procès d’épuration en 1945. En cela il valide en quelque sorte une pertinence et une légitimité pour son récit.

François Waag a fait œuvre d’historien en s’appuyant sur des sources solides. Bien sûr son ton provocateur peut surprendre, mais il témoigne surtout d’un attachement fort et d’une grande estime pour ses compatriotes mosellans toutes origines et générations confondues. Bien qu’il se soit trompé sur le nom de notre Association devenue sous sa plume "Les Amis du Vieux Metz", nous recommanderons sans rancune la lecture de son ouvrage très original : un point de vue intéressant sur l’histoire de la Moselle.

 

Ma vie avec Boussac le "Vosgien"

 

Christian STAPHE – Éditions Gérard Louis – mars 2017 – 249 pages – 20 €

Sans pour autant trahir la vérité historique, dans ce "roman-récit", l’auteur prend le parti d’introduire une part de fi ction et de laisser indirectement la parole à ses personnages. Ainsi imagine-t-il les souvenirs et les "dialogues intérieurs" que, en toute vraisemblance, Marcel Boussac aurait pu vivre, pour nous raconter toute l’épopée, minutieusement reconstituée, de celui qui sera surnommé le "roi du coton". A travers l’ascension fulgurante du jeune entrepreneur, novateur en son époque, qui refusa le gris au profit de la couleur et qui, après la guerre, eut l’idée de récupérer la toile d’avion pour en faire les premiers pyjamas, le lecteur découvre son univers, ses ambitions, ses passions, ses errements parfois. Avec lui il parcourt le XXe siècle, les guerres dont il sut tirer profit, les évolutions qu’il ne sut pas toujours anticiper, les noms célèbres qu’il eut l’occasion de rencontrer.

Mais au cœur de ce récit, il y a surtout Senones qui, après les ravages de la Grande Guerre, retrouvera la prospérité grâce au rachat de l’usine de l’Abbaye par Marcel Boussac qui s’y attachera particulièrement. Ainsi s’explique le titre du livre; car l’auteur, qui n’est pas un proche de Boussac, a, comme tous les habitants de Senones, vécu à l’heure, à l’ombre pourrait-on dire, de ce patron au paternalisme à l’ancienne, peu enclin à écouter les conseils, encore moins à tolérer la contestation montante. Mais pour autant le destin de la petite ville et celui de l’homme sont liés et le démantèlement de l’empire Boussac, passé aux mains de repreneurs rapaces, entraînera un déclin dramatique pour les vallées vosgiennes dédiées au textile.

Un livre qui ne prétend pas être une biographie et dont Marcel Boussac n’est pas le seul héros. Au contraire, par sa démarche originale, de l’humble ouvrier au grand patron, plusieurs histoires s’enchevêtrent pour dessiner l’incroyable évolution économique et sociale qui a traversé le XXe siècle. Mais, pour l’auteur, nul doute que son livre satisfait aussi au devoir de mémoire en offrant un hymne à ses Vosges natales.

 

L’or de Metz

1. Les monnaies précieuses de l’époque gauloise aux Carolingiens

 

Kévin Alexandre KAZEK et Bruno JANÉ – Silvana Editoriale – janvier 2018 – 127 pages – 19 €

Inaugurant une nouvelle collection intitulée "Trésors de réserves", une première série de trois ouvrages est consacrée au "cabinet numismatique" du Musée de la Cour d’Or-Metz Métropole. Longtemps méconnu, ce fonds peut paraître modeste au regard de certaines collections privées, mais la rareté de certains spécimens, la diversité de leur origine lui confèrent un réel intérêt. Ce sont ainsi plus de 300 pièces d’or au total qui pourront être présentées aux lecteurs, mais loin de se limiter à un simple inventaire de catalogue, dans ce volume 1 du triptyque, une première partie donne toute sa dimension au sujet en éclairant son contexte historique large et en retraçant l’histoire de l’or et de son monnayage. On parle d’or noir pour le pétrole, ou d’or bleu, désormais, pour l’eau, d’or vert aussi; on dit "rouler sur l’or", "avoir de l’or dans les mains", ou encore "une personne en or": autant d’expressions qui, en assimilant à l’or toute forme de richesse naturelle ou humaine, démontrent qu’il reste une référence indiscutable dans nos sociétés. Kévin Kazek pose alors une question essentielle: comment l’or, un simple métal, a-t-il été érigé en "valeur universelle" gouvernant les échanges mondiaux, mais aussi notre imaginaire collectif? Une fascination qui remonte aux premiers siècles de l’Antiquité et du Haut Moyen Âge où l’or servait à battre monnaie et permettait à chaque prince, chaque cité de s’affirmer comme puissance indépendante. Sécuriser les approvisionnements en or, s’assurer que dans les ateliers fondeurs, graveurs, monnayeurs, essayistes créeront les pièces voulues, contrôler leur "bon aloi" seront la préoccupation constante des souverains d’alors jusqu’à l’abandon progressif de la monnaie en or entre le VIIe et le IXe siècle. De cette époque, le médaillier du musée de Metz a conservé 94 pièces minutieusement répertoriées, des statères gaulois, des solidi romains, et surtout une impressionnante collection de monnaies mérovingiennes. Dans ce premier volume chacune est photographiée, décrite au droit et au revers et sa provenance est précisée. Une passionnante découverte de l’extraordinaire travail de conservation du patrimoine réalisé par le Musée de Metz qui nous dévoile ici un de ses trésors cachés et nous offre un superbe ouvrage de référence, accessible à tous, numismates ou non.

 

Amos - La bière de Metz

Une brasserie familiale à l’ère industrielle 

 

Daniel CARDOT et Benoît TAVERNEAUX – Editions Musée Français de la Brasserie - deuxième trimestre 2018 - 15 pages

Le nom Amos est une référence incontestable et familière pour les Mosellans et particulièrement les Messins. Ce livre nous fait découvrir dans les détails l’histoire de cette brasserie qui tient de l’épopée. Fondée par Gustave Amos à Metz en 1868, elle restera dirigée par ses descendants jusqu’à sa fermeture plus d’un siècle plus tard. Cette véritable dynastie familiale a été solidement implantée à Metz: l’un de ses membres, Jean Amos fut Conseiller général de la Moselle en 1939 et un pont du quartier du Sablon porte son nom. On peut suivre en détail l’évolution de la brasserie. Ce sont de nombreuses innovations techniques et commerciales.

Les auteurs les placent toujours dans leur contexte: celui de la concurrence d’autres brasseurs; celui de l’influence des grands événements de l’histoire de Metz, en particulier des trois guerres de 1870, 1914 et 1940. L’annonce en 1988 d’un rapprochement avec le groupe allemand Karlsberg, malgré les démentis d’usage, signe la fin de la brasserie messine. Elle ferme définitivement ses portes en 1992.

Toutefois, la marque existe encore; une bière Amos est encore brassée dans l’usine du groupe à Saverne et sa production représente environ un vingtième de celle d’autrefois.

L’ouvrage est extrêmement riche en illustrations variées qui en rendent la lecture agréable et facile. On nous a démontré que malgré la domination de gros groupes industriels, la fabrication de la bière reste un processus particulier, qui procède du domaine du vivant et qui laisse la porte ouverte à de grandes variétés de goûts. C’est probablement un des messages des auteurs qui mettent en avant en fin de livre l’apparition récente denombreuses micro-brasseries locales, comme un retour aux sources.

 

Talange baby-boom 1945-1975, une jeunesse talangeoise pendant les Trente Glorieuses

 

 Jean-Claude JACOBY – Editions des Paraiges – novembre 2017 – 416 pages – 45 €

Difficile de définir l’ouvrage que nous propose Jean-Claude Jacoby : pour preuve son long titre qui en page intérieure est encore complété par "chronique suivie d’un album de photos du temps". À quels lecteurs est-il destiné ? Assurément aux habitants de Talange qui y trouveront, très détaillée, l’histoire de leur ville dans sa période de plus fort développement ainsi que plus de 400 photos illustrant cette époque. Heureusement, le livre peut être lu avec intérêt par d’autres, non-talangeois. L’auteur nous décrit la vie d’une commune qui est représentative de toutes ces villes du Nord de la Lorraine qui se sont développées autour de la sidérurgie : un noyau lorrain villageois ancien qui a laissé quelques traces, un afflux de populations immigrées issues alors principalement de divers pays européens, Italiens, Polonais, Yougoslaves et, originalité mosellane, de nombreux Allemands.

Les municipalités sont en général de gauche et souvent, comme à Talange, fortement noyautées par le parti communiste. Aussi s’engagent-elles politiquement pour la reconnaissance de la RDA communiste et contribuent ainsi à leur façon au développement des échanges franco-allemands. Talange développe des liens avec la ville de Magdebourg. La chute du mur de Berlin et la réunification scelleront leur disparition du fait des nouvelles municipalités allemandes.

Au-delà du cercle lorrain, ces années des "Trente Glorieuses" sont aussi communes à toute la France avec l’apparition du confort moderne, le développement urbain avec ses blocs HLM, les nouvelles écoles et collèges, la génération "Yéyé-beatnik" et cependant encore la persistance d’une riche activité de "petits commerces".

Jean-Claude Jacoby en profite pour donner souvent des appréciations et avis très personnels apportant encore une autre dimension à son ouvrage : des remarques sur la Guerre de 1870 dont il est spécialiste, sur le rôle de l’Église catholique et du parti communiste qu’il juge de façon à la fois bienveillante et critique. Même si cela paraît s’éloigner un peu du sujet, on lira avec plaisir et intérêt ses digressions sur l’évolution des articles du Code Civil concernant le mariage, de 1792 à nos jours ! Il n’hésite pas à s’affranchir du "politiquement correct" d’aujourd’hui lorsqu’il relate, se fondant toujours sur des faits vécus, l’influence de la guerre d’Algérie sur la vie à Talange pendant cette période.

Au-delà du cadre talangeois, on l’aura compris, ce livre, original et très personnel, mérite amplement d’attirer un large cercle de lecteurs aux centres d’intérêts divers.

 

La déesse du Nonnenfels

 

 Kévin GOEURIOT- Editions Paraiges Littérature – avril 2018 – 263 pages – 18 €

Peu nombreux sont ceux qui connaissent l’existence de l’étrange rocher sculpté du Nonnenfels sur la commune de Klang à proximité de la vallée de la Canner. Moins nombreux encore sont ceux qui l’ont déjà vu, car l’accès, uniquement possible en marchant à travers bois n’en est pas aisé. Kévin Goeuriot, historien, le connaît bien. Il a donc voulu nous transmettre cette connaissance. Le problème qui se pose cependant à l’historien, c’est qu’on ne sait quasiment rien avec certitude de cette sculpture. L’hypothèse la plus probable est qu’il s’agit de la représentation d’une divinité celtique, antérieure donc à l’époque gallo-romaine.

Kévin Goeuriot choisit donc de donner une forme originale à son récit. C’est un voyage à travers 2000 ans d’histoire avec une succession de courtes nouvelles qui commence par une cérémonie druidique pour finir par une rencontre contemporaine en passant par des événements tantôt totalement imaginaires, tantôt véridiques, parfois entre les deux : ainsi un assassinat de prince à l’époque de Lothaire Ier, une cérémonie de christianisation du rocher en pleine famine au Moyen-Âge, l’exécution d’une jeune fille pour sorcellerie en 1620… Entre chaque épisode, Kévin Goeuriot donne la parole à la divinité. C’est l’occasion pour lui de nous dévoiler un peu de sa philosophie personnelle, ses questionnements sur le sens de l’Histoire et sa transmission, sur l’identité lorraine.

Il en résulte un livre original qui se lit avec plaisir et intérêt. Nous lui souhaitons la large diffusion qu’il mérite, sans excès cependant, car il serait dommage que ce lieu préservé en forêt soit de ce fait subitement envahi de touristes.

 

Grand Est – Des provinces romaines aux régions

Histoire d’une fusion

 

Jean-Marie SAYS – Éditions des Paraiges – septembre 2016

Dernière grande réforme territoriale en France, la fusion des régions amorcée en 2013 qui va réduire leur nombre de vingt-deux à treize continue à susciter de nombreuses interrogations. Plus particulièrement, la décision de réunir Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne, 3 régions (et 10 départements) qui ont des héritages historiques et des vocations différentes, semble hasardeuse et laisse planer le doute sur la nouvelle collectivité territoriale du Grand Est et sa capacité à faire naître chez les citoyens un sentiment d’appartenance à une même communauté. Un constat qui conduit l’auteur à remonter aux sources du découpage administratif de la France – qui, dans l’Est plus qu’ailleurs, a été largement tributaire de la fluctuation des frontières – et à évoquer l’enchevêtrement des entités et des compétences qui en a résulté.

Décentralisation, politique régionale européenne et simplification administrative, une fois dégagés les enjeux qui ont imposé une restructuration l’auteur aborde plus spécifiquement les étapes et les débats qui ont présidé à la nouvelle organisation régionale et à la naissance du Grand Est. Un ouvrage tout à fait opportun qui, en traitant d’un thème d’histoire rarement abordé, l’évolution administrative des territoires, donne au lecteur clés et repères pour comprendre la nouvelle donne régionale.

 

De la Lorraine allemande à la Moselle française

1918-1919

Pierre BRASME – Éditions Paraiges Histoire – juin 2018 – 271 pages – 32 €

Certes, au moment du centenaire du retour de la Moselle à la France, les Éditions des Paraiges nous proposent un ouvrage de circonstance. Le renom de l’auteur, Pierre Brasme, nous laisse heureusement supposer que ce ne sera pas uniquement une publication d’opportunité. Le plan du livre, tout simplement chronologique, est ici parfaitement adapté. On commence avec le déclenchement de la guerre : la mise en place de l’état de siège, le gouvernement rigoureux des militaires, la germanisation agressive auxquels s’ajoute une pénurie des denrées de base de plus en plus insupportable font basculer complètement, s’il en était besoin, la population autochtone du côté du parti de la France. Puis c’est l’accueil des troupes françaises après l’armistice : il n’est pas une localité lorraine, jusqu’aux plus petites, où il ne soit chaleureux. L’auteur y consacre une partie importante de son livre. Il semble à lui seul justifier ce rattachement à la France qui ne fera jamais l’objet d’une consultation par les urnes. La prise en mains de l’administration, quoique bien préparée, est d’abord menée de manière abrupte et maladroite. Pendant presque un an, elle s’effectue sous la direction du trio, Général de Maud’huy, gouverneur militaire, Mirman, commissaire de la République et Prével, maire de Metz. Ces deux derniers en particulier se distinguent par une germanophobie caricaturale. De nombreuses décisions choquent la population. La mise en place d’un triage systématique est très mal supportée : chacun reçoit une carte d’identité d’un des 4 types A, B, C ou D. Il vaut mieux ne pas avoir reçu une carte D si l’on souhaite rester en Lorraine…

Le gouvernement français réagit heureusement assez vite avec de nécessaires changements de personnes. Alexandre Millerand prend les affaires d’Alsace-Lorraine en mains. Il est nommé Commissaire Général de la République le 22 mars 1919 et rapporte directement au Président du Conseil. Il infléchit la politique d’intégration en acceptant de tenir compte des particularismes locaux issus de 48 ans de séparation de la France et d’administration allemande. Les Allemands établis en Lorraine et qui représentaient 20 % de la population seront cependant durement traités. Beaucoup seront expulsés avec le droit de n’emporter que 30 kg de bagages et une petite somme d’argent. Cela préfigure, sans les justifier, les expulsions brutales des Lorrains de 1940.

Pierre Brasme n’omet rien : ainsi la courte période peu connue d’une dizaine de jours entre l’effondrement du pouvoir impérial et l’arrivée des troupes françaises. L’activité révolutionnaire des comités de soldats (Soldatenräte) interpelle. Il sait placer les détails anecdotiques mais révélateurs des mentalités de l’époque qui rendent la lecture encore plus agréable. Qui pourrait imaginer aujourd’hui que des directives officielles recommandaient de distinguer "les boches complets" des "boches bonifiés de sang français"!

Plus qu’un ouvrage de circonstance, Pierre Brasme, historien rigoureux, nous offre une fois de plus un ouvrage de référence, de surcroît passionnant à lire.